lundi 11 novembre 2024

Réveil de la Muse

"I amar prestar aen, han mathon ne nen, han mathon ne chae a han noston ned 'wilith."

J'ai rêvé d'elle...

Dix années se sont écoulées depuis mes derniers mots lâchés dans le vide pourtant si peuplé.
Presque vingt se sont écoulé depuis les premières errances.
J'avais trouvé d'autres exutoires, la vie a fait son œuvre sur mon corps, mon cœur, mon âme et mon esprit.

Mais, cette nuit-là, j'ai rêvé d'elle.

Au détour d'un songe, lors d'une nuit sombre et profonde, son visage m'est apparu, clair et limpide.

À mon réveil, cette image sur ma rétine était gravée, mon sang gelé comme lorsqu'on est en présence d'un spectre. Et la vieille blessure de l'organe dans ma poitrine qui me relançait à nouveau.

Je suis resté transit et immobile cherchant désespérément a retrouvé mes esprits et a chasser ces désagréables sensations dans mon cœur et mon corps.

Je n'avais pas vu ce visage aussi clairement depuis une décennie. Et pourtant, au tréfonds, il est gravé en moi clair comme de l'eau de roche, je pourrais presque le dessiner. Alors, oui ce n'est que le souvenir impérissable d'un éclat d'il y a vingt années, d'une époque révolue et douloureuse, mais aussi pleine de joie. Mais s'il réapparaît, c'est que depuis le début de l'an de grâce 2024 j'ai pris des chemins qui n'existent plus. On pourrait parler de synchronicités, car tout incite au changement, les efforts personnels, la demande d'aide, le travail sur le soi, le surmoi, l'antérieur... Je pourrais le voir même dans les jeux, ou on cherche à dévier des voix inéluctable et à créer son chemin, en remerciant Ithélia.

J'ai trifouillé mon passé faisant ressortir les traumas et les liens mystique ou non. J'ai pris la décision de tracer une nouvelle voie.
Je ferais preuve de mysticisme et de synchronicité en disant que c'est à cause de cela que j'ai rêvé d'elle...

J'ai l'habitude de séparer mon corps, mon cœur, mon âme et mon esprit, de parler de masque et de bête. C'est au final toujours un peu le cas, même si je comprends que les trois sont liées et que la jeunesse me faisait voir la bête comme un loup monstrueux, proche du garou, et le masque comme celui d'un carnaval craquelé par les épreuves.

Il n'en est rien, mon élément a toujours été l'eau, ce n'est pas un loup, mais un léviathan louvoyant sous la surface d'une onde sans ride.
Le masque est une onde sans ride, dont ne voit pas le fond, mais simplement le reflet de la personne qui regarde cette surface huileuse.

Mais me voilà de nouveau à des heures indues, me décidant à coucher sur le papier mes errances littéraires, mes essais et mes échecs lyriques.
Je n'ai plus d'autre exutoire, et j'en ai peut-être besoin pour boucler la boucle et tourner la page.
Alors je réapparait, en même temps qu'elle, afin de soulager mes maux avec des mots.


Ainsi en ces lieux j'écrirais, les pensées et les tourments qui me hantait, ceux qui me hante, et ceux qui me hanteront. Mais je saurais aussi y instiller l'espoir et le renouveau.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Spleen chaotique

 J'enquille les biere a plus de 20° je souffre de ma solitude Et pourtant je commence a l'apprecier J'ai envie d'appeler le ...