La dernière fois, je parlais de liberté.
Mais je dois aussi parler de solitude.
Nombre de fois, je ne comprends plus rien.
Est-ce la liberté que j’acquiers qui fait que je perds mon entourage ?
Que je le perds ou que je m’en détache ?
Je ne suis plus sûr de rien.
Je ne peux que constater l’inéluctable solitude qui m’entoure en ce moment.
Je m’échine à courir après les gens.
On ne me propose plus de sorties.
On ne m’invite plus aux anniversaires.
J’ai l’impression de harceler les gens parce que j’ai envie de les voir.
J’ai lancé des pistes, j’ai proposé de les voir…
Mais cela n’a rien donné.
Je le vis mal, très mal.
Mon passé me pousse à penser que j’ai commis un impair,
que l’on me punit de mon comportement.
Ce qui ne serait pas fondamentalement immérité.
Pourtant, ces dernières années ne sont que positives, d’après tous les retours que j’en ai.
Les gens restent contents de me voir,
ils apprécient les efforts que j’ai faits sur mon comportement.
Alors je reste dans l’incompréhension.
Je reste dans le doute.
Et mon cerveau se fait deux cents films à la seconde,
et mon cœur saigne de cette solitude incomprise.
Je sais qu’il suffirait d’avoir
une explication rationnelle, même fausse,
pour calmer un esprit qui cherche une logique.
Et pourquoi pas un peu d’honnêteté.
Les chemins divergent, c’est une évidence.
Est-ce que l’âge joue, et que je suis en décalage avec ma génération ?
Qu’est-ce qui fait que je perds autant mes repères ?
Mais l’horizon n’est pas si sombre.
J’arpente désormais de nouvelles routes.
Et si je perds mes repères, j’en créerai de nouveaux.
Je tracerai de nouveaux chemins, loin des balises.
Il me reste tellement d’expériences à vivre,
tellement à découvrir.