- Bien sûr…
C’est comme pour la fleur. Si tu aimes une fleur
qui se trouve dans une étoile, c’est doux, la nuit, de regarder le ciel.
Toutes les étoiles sont fleuries.
- Bien sûr…
- Tu regarderas, la nuit, les étoiles.
C’est trop petit chez moi pour que je te montre où se trouve la mienne. C’est mieux comme ça.
Mon étoile, ça sera pour toi une des étoiles. Alors, toutes les étoiles, tu aimeras les regarder… Elles seront toutes tes amies.
Et puis je vais te faire un cadeau… Il rit encore.
Ah ! petit bonhomme, petit bonhomme j’aime entendre ce rire !
- Justement ce sera mon cadeau… ce sera comme pour l’eau…
- Que veux-tu dire ?
- Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes.
Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides.
Pour d’autres elles ne sont rien que de petites lumières.
Pour d’autres qui sont savants elles sont des problèmes.
Pour mon businessman elles étaient de l’or.
Mais toutes ces étoiles-là elles se taisent.
Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a…
- Que veux-tu dire ?
- Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi
comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire !
Et il rit encore.
Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m’avoir connu. Tu seras toujours mon ami. Tu auras envie de rire avec moi.
Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça, pour le plaisir…
Et tes amis seront bien étonnés de te voir rire en regardant le ciel.
Alors tu leur diras: “Oui, les étoiles, ça me fait toujours rire !”
Et ils te croiront fou. Je t’aurai joué un bien vilain tour…
Antoine de St Exupéry
Ne regarde pas le ciel je ne m'y cacherais pas, regarde l'océan, cherche parmi les rides de l'onde, regarde dans le blanc de l'écume et dans la noirceur des profondeurs, regarde le reflet de la lune et du soleil sur la surface miroitante.
Ecoute le grondement des vague et le hurlement de la tempête.
Car c'est la que je serais à jamais
Ecoute le grondement des vague et le hurlement de la tempête.
Car c'est la que je serais à jamais
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