"Souvent, je parle de changement
J'espère toujours en avoir un brutal et soudain,
provoquant un déclic et une prise de conscience.
Mais je sais pertinemment que cela ne fonctionne pas ainsi.
En regardant en arrière
En sondant ma psyché
En faisant le bilan
Et en affrontant le miroir
Je constate qu'il est déjà là
Insidieux mais salvateur
Mon esprit prend son temps
Mais les changements s'opèrent, et pas toujours en douceur.
Écrire est devenu une habitude nécessaire
Même si je n'écris que pour moi
Même si je me dis que parfois j'aimerais un avis extérieur
Ça me permet de me faire travailler
L'écrit, l'orthographe, la conjugaison, la grammaire, la construction d'idée, la subtilité
L'avenir m'inquiète toujours
Je me demande de quoi il sera fait
Si je finirai seul, si je finirai heureux
Si je tiendrai psychologiquement, ou si j'en arriverai à certaines extrémités
J'ai appris qu'ils revenaient en métropole, ce n'est pas surprenant, dommage, mais pas surprenant.
Remarque, ça m'impacte moins que je l'aurais imaginé
Je suis de loin, pour anticiper d'éventuels problèmes
Ou dans le cas où je serais amené à les croiser.
Pour le reste, je ne leur souhaite que du bonheur
Mais pas dans mon entourage.
Je m'en veux de m'être ouvert auprès de la comtesse
J'aurais pu jouer stratégique et attendre afin de renforcer la relation
Mais je m'autodétruisais en me berçant d'illusions
Il fallait tourner la page, celle de ce souvenir, pour permettre à de nouvelles de s'écrire
Il me reste plusieurs grosses étapes à franchir
Arrêter de fumer
Réparer mon cortex, et lui laisser le temps de guérir
Prendre le temps de guérir pour moi
Me pardonner
Je n'ai clairement pas choisi les étapes les plus simples, et je sais que si j'y arrive, elles seront des plus gratifiantes.
Mais pour l'instant j'avance, doucement, dans la souffrance, mais j'avance.
Le physique est redevenu une base de stabilité dans mon quotidien, les efforts payent, et ma forme physique est bien revenue. Je peux encore progresser sur ce point et je m'astreins aux efforts physiques et à faire attention à mon alimentation.
Donc cela viendra.
Je dois travailler le fait que je me repose sur une organisation extrême pour ne pas oublier.
Je dois prendre le temps de laisser libre cours à l'imagination et à l'imprévu.
Je dois laisser la place au doute et à l'erreur.
Cela va être essentiel pour entraîner mes neurones à trouver de nouveaux chemins de communication
Me permettre d'éviter d'être perdu et de faciliter l'improvisation.
Cependant il me faut rester vigilant, j'ai tendance à l'oisiveté sans contrôle
Il est aussi temps de vivre pour moi, de construire de nouvelles routes.
Pour l'instant le premier, c'est mon voyage avec ma sœur
Donc je prends sur moi, et fais preuve de contrition et d'abnégation quant à mon budget, mes sorties, mes envies.
J'aimerais bien retrouver un jeu, ou une activité qui me vide la tête (sans me coûter des mille et des cents) afin de me focus.
Mais pour l'instant je n'ai le goût de rien
Arrêter de fumer serait un excellent point aussi, je suppute que tout est lié à ma mentalité et ma psyché, je me demande si un psy ne pourrait pas m'aider...
Il faut que je franchisse ce pas-là.
J'ai un blocage que je n'arrive pas à identifier, cela serait-il une preuve de faiblesse ? d'incompétence ?
Quelle qu'en soit la raison, je n'arrive pas à me bloquer un créneau pour le faire
Les leçons mettent du temps à être apprises.
Mais je prends enfin conscience que je ne suis pas le meilleur ami des miens
Quand je vois comment ils agissent, je suis juste un bon pote, qu'on voit en fest,
Mais je ne suis plus celui qu'on invite, je ne suis plus celui à qui on cause.
Je reste celui à qui on peut tout dire, mais on ne vient plus me chercher
Je l'ai compris sur l'orga du Plan'R Fest, quand je vois que d'autres ont monté leur bar merch, ils n'ont pas pensé à moi pour l'équipe.
Dire que je pensais qu'on formait une team, justement.
Tant pis, je prends bonne note, je vivrai ma vie
Le plus dur dans cette histoire, c'est probablement de ne pas comprendre...
Ai-je fait quelque chose de mal ? Est-ce simplement le temps qui a fait son œuvre ?
Ai-je blessé ? Déçu ?
Si je ne le sais pas, je ne peux pas progresser et cela ne génère que frustration et ressentiment.
D'ailleurs il faudrait peut-être que je fasse l'exercice avec Bipo, pour qu'elle comprenne, et ce même si je risque que cela se retourne contre moi, et que j'en prenne plein la gueule.
Pour l'instant elle ne m'a pas semblé disposée à ce genre d'échange.
Dans la même logique, l'année prochaine, je passe la quatrième dizaine... du coup je me demande ce que je fais, où ? et surtout avec qui ?
Il reste l'homme du lac, mon intuition me disait qu'il se passait un truc... A priori je ne me suis pas trompé. Son attitude, et sa disponibilité le montrent.
S'il savait à quel point j'éprouve un mélange d'admiration et de crainte à son égard.
Même si aujourd'hui je suis inquiet. J'espère qu'il n'affronte pas ça tout seul.
Et le sanglier, il faisait bonne figure au début, mais depuis plusieurs mois mon alarme interne sonne à chacune de ses présences. Il y a un truc qui cloche et je n'arrive pas à définir quoi.
Je ne supplie que d'une chose, c'est de me tromper, car mes cauchemars à ce sujet m'ont secoué.
Cependant je sens aussi que nos chemins divergent à mesure que je découvre une partie de ses opinions et pensées profondes.
En parlant de cauchemar, cette nuit j'ai rêvé que je mettais fin à mes jours, par noyade
Étrange rêve, car j'ai fondamentalement bien dormi, je ne me suis pas réveillé en sursaut ou en suffoquant.
J'aimerais arriver à me souvenir de tout le contexte pour comprendre. Car entre le souvenir qui reste de ce "rêve" et le sentiment au réveil, il y a une dissonance profonde qui m'intrigue
Mais je fatigue, c'est probablement qu'une vue de l'esprit
Cependant j'ai la lourde impression que si je ne donne pas de news, personne n'en prend,
Le Vercorien très occasionnellement,
Mais les autres, jamais un message, rien
Tous ces gens-là avec lesquels j'essaye de maintenir le contact
Alors on se croise en soirée, en anniv, et j'ai joie à revoir ces gens, et je sens qu'eux aussi.
Cependant j'ai l'impression que le lien est brisé, ça me donne un sentiment de solitude profond.
De liberté aussi
Je dois me faire trop de soucis, avoir soif de trop de relations humaines
Je parle d'amitié, mais cela est aussi le cas sentimentalement.
Je sens en moi deux soifs à assouvir, une charnelle et une relationnelle.
Je refuse pour l'instant car j'estime ne pas être prêt, et aller au casse-pipe sur des applis de rencontre serait contre-productif.
Je ronge mon frein, et digère mes frustrations, et ça fonctionne,
Je me détache de ce qui me fait mal, afin de ne plus leur donner prise sur moi
Je deviens distant et je lâche les combats qui ne m'intéressent plus.
Je garde le feu pour les causes qui valent le coup
Bref, il me reste du boulot
La tête à réentraîner, la psyché à faire progresser et à soigner, le cœur à pardonner et guérir
La voie est ardue, le chemin est long et semé d'embûches, la fatigue est présente, le combat quotidien
MAIS : j'avance, doucement, progressivement, inéluctablement.
Le changement s'opère, l'esprit s'ouvre à de nouvelles perspectives
Et sans chaînes pour m'entraver, le pas sera sans doute plus facile a franchir.
Un jour, je serai un homme, papa."
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire